L'Ébloui
Opéra Jeune Public (à partir de 8 ans) et Tout public


L’Ébloui, opéra pour trois chanteurs-marionnettistes et trois musiciens, raconte le parcours initiatique du jeune Horn. Au cours de son odyssée, il est confronté aux maux et injustices du monde, rencontre des personnages fabuleux, tels une girafe bleue et un âne à trois têtes qui l’aident dans sa quête, et enfin parvient à trouver la paix. Son histoire, c’est celle de chaque enfant qui découvre, apprend, s’émerveille…
Dans un magnifique écrin, les chanteurs-marionnettistes et les musiciens entraînent petits et grands dans un opéra contemporain qui porte en lui le souffle puissant et poétique d’un récit mythologique.


après la création en 2017 au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines et la tournée en 2017-18


Diffusion à venir 2018/2019


La Soufflerie Rezé Loire Atlantique
le vendredi 15.03.19 / 10.00h et 14.30h
le samedi 16.03.19 / 16.30h
http://www.lasoufflerie.org/evenements/lebloui/

Centre d’Art et de Culture, Meudon
le samedi 23.03.19 / 19.00h
http://sorties.meudon.fr/agenda-1860/opera-pour-tous-l-ebloui-16892.html

Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, Paris
le vendredi 29.03.19 / 10.00h et 14.00h
le samedi 30.03.19 / 15.00h et 20.00h
le lundi 01.04.19 / 14.00h
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/jeune-public/lebloui#gallery

Vidéo  https://vimeo.com/293109697

L’ébloui, par Joël Jouanneau

« Il m’a été parfois demandé, comme pour chaque auteur, quel était mon texte préféré, et toujours et immédiatement je disais : L’ébloui. Ce fût peut-être une réponse-réflexe, mais avec le temps je suis plus convaincu encore de ce choix. Ce théâtre-récit trouve sa source en d’intimes raisons, certes, et sur lesquelles je n’ai donc pas à m’étendre, mais il me semble surtout qu’il traverse notre aujourd’hui dans ce qu’il a de plus à vif. Joie et douleur y sont frère et soeur. Et l’écrivant j’ai dû beaucoup m’obscurcir pour trouver de quoi éclairer l’odyssée du petit Horn, qui va du nord au sud, du jardin de neige au pays du plein midi, odyssée qui est devenue celle de beaucoup.

La vie a voulu qu’un jour, dans un lycée de Seine-Saint-Denis, des élèves m’aient invité à voir ma pièce représentée par eux en son entier. Le choc fut tel pour moi que je restai muet à l’issue de leur remarquable travail. A deux reprises j’eus la possibilité de le mettre en scène moi-même, mais reculai devant l’obstacle, et ce pour la simple raison que, à Avignon, j’en avais fait une lecture publique aux côtés d'Isabelle Carré, lecture magique sur laquelle je ne désirais pas revenir.

Quand la Compagnie Le Carrosse d’Or et l’ensemble Ars Nova me proposent d’écrire un livret d’opéra, je leur dis tout d’abord merci, ayant auparavant et dans la joie, pour la maîtrise d’enfants de l’Opéra de Lyon, écrit L’Indien des Neiges sur une composition de Jacques Rebotier. Je leur donne peu après à lire L’ébloui. Après lecture, ils me disent ce oui qui est au coeur du titre et se trouve être aussi le oui à la vie du jeune Horn, en dépit de toutes les épreuves qu’il aura franchies. Suivent deux rencontres avec Xavier Legasa, Michel Musseau et Philippe Nahon, et je procède à l’écriture du livret. Merveille, les contraintes propres à l’opéra et aux choix musicaux me paraissent être des atouts à même d’aller plus au coeur des mésaventures de Horn et d’atteindre l’épure. C’est là ce que j’ai tenté de faire ».





Pour leur troisième collaboration, Le Carrosse d’Or et Ars Nova ensemble instrumental ont fait appel au compositeur Michel Musseau pour servir cette nouvelle version de L’ébloui que Joël Jouanneau a bien voulu nous écrire.

Le texte de L’ébloui porte en lui le souffle puissant et poétique d’un récit mythologique ancien. L’ébloui raconte le parcours initiatique du jeune Horn, qui grâce à sa rencontre avec Aube, pourra se détacher de Merveille, sa mère tyrannique, et enfin voir le monde et la vie.


PLUS DES DÉTAILS



L'Ébloui à Rouen : une belle vision de l'opéra
OLYRIX.COM, le 14/02/2018 écrit par Charles Arden

L'Ébloui, opéra pour 3 chanteurs marionnettistes composé par Michel Musseau (né en 1948) sur un livret de Joël Jouanneau, rend accessible au plus grand nombre une partition exigeante et une histoire dramatique, grâce au conte de fées et à la musicalité de la voix.

Les enfants, que l'Opéra de Rouen Normandie sait si bien habituer à l'Opéra, méritent des œuvres aussi puissantes et recherchées que les adultes. L'opéra conte de fées permet ainsi de leur offrir une belle histoire et une belle partition, sans rien ôter du drame et de la subtilité qui font l'intérêt du théâtre musical. L'histoire de L'Ébloui permet ainsi aux petits (comme aux grands) d'appréhender l'histoire terrible d'un enfant aveugle, car le théâtre sait montrer tout ce qu'on peut voir sans les yeux. Si le plateau est d'abord noir puis bientôt recouvert d'un voile blanc comme celui qui recouvre les paupières de l'enfant, le décor s'illumine ensuite d'étoiles, et se couvre de neige (nul besoin d'yeux pour rire lorsqu'un flocon vous tombe sur le nez). Une manière réjouissante d'appréhender autrement la cécité, d'autant que l'histoire féerique rend littéralement la vue à ce petit enfant nommé Horn. Merveille du conte de fées ? Non. Le personnage féminin nommé Merveille ne rend la vue à Horn que pour en faire son esclave. Puisqu'elle lui a "donné le jour", elle se considère comme sa mère et décrète qu'il lui appartient. Le drame devient d'autant plus terrible lorsque Horn rencontre le personnage nommé Personne (un nom en allusion à celui pris par Ulysse pour échapper au cyclope aveuglé), qui reconnaît dans les yeux de Horn ceux de sa fille nommée Aube. Merveille a volé les yeux d'Aube pour les donner à Horn. Les pleurs de l'enfant à ce moment sont à fendre le cœur, une nouvelle manière d'appréhender les drames de la vie, avec une passion poignante mais sans brutalité : le père pardonne, Horn retrouve Aube aveugle, sous la forme d'une petite bougie qui lui dit pour conclure l'opéra : "Moi j’éclairerai ta route, toi tu me diras ce que tu vois, et désormais rien jamais ne pourra nous séparer."

La partition est en harmonie avec cette belle histoire, aux moyens concentrés et expressifs (aux trois chanteurs-marionnettistes répondent les trois instrumentistes impeccables et poétiques de l'Ensemble Ars Nova dirigés par Philippe Nahon : le piano de Jean-Yves Aizic, le violon de Marie Charvet et la contrebasse de Tanguy Menez). Cette musique prend pour illustres modèles les deux moments fondateurs dans l'histoire de l'opéra pour ce qui concerne le lien naturel entre la parole et le chant. La première inspiration vient de Monteverdi, premier maître de l'opéra pour avoir su composer un chant naturel de la parole. La deuxième référence, a fortiori pour ce texte français de L'Ébloui, est évidemment le Pelléas et Mélisande de Debussy. Le petit garçon Horn est un nouvel Yniold (interprété par Léna Rondé avec sa parfaite voix parlée de petit enfant allant vers un chant incertain), le père d'Aube et la mère Merveille de nouveaux Arkel et Geneviève. Le premier, Paul-Alexandre Dubois est à l'aise dans ces formes originales, associant le jeu et la musique dans les univers oniriques. Il l'avait montré dans The Lighthouse à l'Athénée, il passe de nouveau avec aisance entre la voix de narrateur et un beau chant de baryton. La seconde, Delphine Guévar, déploie pour sa part une grande prestance scénique et surtout une véritable voix lyrique, ample et résonnante, l'exact opposé (donc complémentaire) du petit Horn.

Toutefois, si Michel Musseau admire visiblement Debussy, le compositeur ne s'est pas laissé aveugler et il apporte notamment des passages en tutti très travaillés, soit en homorythmie (scandant sur un même rythme des accords riches et modernes), soit en imitation (notamment des canons et des fugues, eux aussi enfantins dans la forme mais non pas dans les couleurs). D'autant que les artistes et le metteur en scène Xavier Legasa ont su concentrer le spectacle en 50 minutes, ce qui permet de maintenir l'attention fortement requise du public (bien aidée en cela par l'onirisme de l'histoire et du plateau signé Gaspard Pinta avec ses têtes d'ânes broutant et ses jambes bleues de girafe).

Avant le spectacle, L'Ébloui était un titre énigmatique, pendant le spectacle il semble d'abord clairement définir le petit enfant sur scène, mais au final, après le spectacle, l'ébloui est sans doute le petit enfant dans le public, en partie circonspect devant les enjeux du drame et de la musique, mais surtout admiratif devant une nouvelle réussite poétique invitant le plus grand nombre à l'opéra.


LIEN VERS LA CRITIQUE

L'Ébloui, 2017.

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Nous n’irons pas à l’opéra


textes et musiques de Julien Joubert
commande de l’Académie musicale de Villecroze
Œuvre amicalement dédiée à
Romaric Hubert

Mise en scène et en marionnettes : Francesca Congiu

Interprètes : les élèves de 4 classes de CM1 et CM2 de Rezé
Ce projet d’éducation artistique et culturel est à l’initiative de La Soufflerie et Laville de Rezé-EMMD et fait intervenir Francesca Congiu, artiste marionnettiste du Carrosse d’Or.
Il s’articule autour du conte musical et de la marionnette.

Associant fréquentation des œuvres et pratique artistique, ce projet démarre dès le mois d’octobre 2018 et se poursuit jusqu’au mois de juin 2019 pour aboutir à une restitution, sur scène, devant les familles des élèves.

Les élèves impliqués développent la pratique du chant choral, accompagnés en atelier par les musiciens intervenants de l’École Municipale de Musique et de Danse de Rezé.
Ils assistent au spectacle L’ÉBLOUI à l’Auditorium, un conte musical de Joël Jouanneau, proposé par Le Carrosse d’Or et Ars Nova.
Avec l’équipe artistique du spectacle, ils créent des marionnettes et s’initient à la manipulation.
Forts de ces pratiques, ils créent l’œuvre de Julien Joubert
NOUS N’IRONS PAS À L’OPÉRA.





La chute du cosmonaute
Space-opérette

Texte de Jean-Bernard Pouy sur une proposition de  Pablo Cueco
Musique de et avec
Voix, basse électrique, Xavier Legasa
Percussions, électroacoustique,
Pablo Cueco
Guitare électrique, électroacoustique,
David Potaux-Razel
Décors numériques, environnement graphique,
Rocco

Travail collectif, sous la direction de  Pablo Cueco

Sur une proposition de Pablo Cueco pour le festival « Sidération » organisé par le Centre National d’Etudes Spatiales, Jean-Bernard Pouy propose une suite de variations sur la solitude, l’enfermement, le libre arbitre, le destin, la conquête, la guerre froide, le désert, l’amour, l’amitié, la gloire et la trahison.


La chute du cosmonaute, 2012.

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