Courte longue vie au grand petit roi
Farce chantée pour marionnette et orchestre

Opéra Jeune Public (à partir de 8 ans) et Tout public

Musique,
Alexandros Markeas
Livret,
Philippe Dorin
Mise en scène et des Marionnettes,
Neville Tranter

Direction musicale,
Philippe Nahon
Direction artistique,
Xavier Legasa

Création des Marionnettes,
Neville Tranter
Chef de chant,
Sylvie Leroy
Lumières,
Simon Fritschi

Francesca Congiu, Soprano
Aurore Ugolin, Mezzo-soprano
Paul-Alexandre Dubois, Baryton
Xavier Legasa, Baryton et basse électrique

Les solistes d’Ars Nova Ensemble instrumental
Éric Lamberger, Clarinette
Isabelle Veyrier, Violoncelle
Isabelle Cornélis, Percussions


Contact diffusion

Producteur délégué Ars Nova Ensemble Instrumental

Laurence Dune : laurence.dune@arsnova-ensemble.com / 06 08 07 41 92

Sur une idée de Xavier Legasa, commande du Carrosse d’Or et d’Ars Nova ensemble instrumental. Ce projet est porté par la Compagnie le Carrosse d’Or et Ars Nova ensemble instrumental, producteur délégué.Coproduction Ars Nova ensemble instrumental / le Carrosse d’Or / l’Opéra de Reims / le TAP - Théâtre Auditorium de Poitiers / les Petits devant les Grands derrière / la ville de Stains - Espace Paul Eluard. Avec l’aide d’Arcadi Île-de-France / Dispositif d’accompagnements. Avec le soutien du Fonds de Création Lyrique / de l’Adami / de la Spedidam / de l’Association Beaumarchais-SACD / de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France - ministère de la de la Culture et de la Communication et de la ville de Saint-Denis. Avec le mécénat de la Fondation Orange. Remerciements à l’ARCAL. Ce spectacle est proposé dans le cadre de la Belle saison avec l’enfance et la jeunesse.



Faut chanter ! C’até très bien de chanter.
Y avèrent le do, Y avèrent le ré,
Y avèrent le mi, Y avèrent le fa,
Y avèrent le sol,
Et ç’até moi qui donne le la.
Faut chanter !
C’até très bien de chanter.
Y avèrent aussi, Y avèrent surtout,
Y avèrent le si, et voyez comme
Avec le si, les gens savèrent
Chanter très bien.


Pour leur deuxième aventure commune, Ars Nova et le Carrosse d’Or se retrouvent autour de l’auteur Philippe Dorin, du compositeur Alexandros Markeas et du marionnettiste-metteur en scène Neville Tranter pour une farce politique et poétique décapante pour les grands et les petits?!

Un roi, maître-chanteur, règne sur son peuple et son entourage par la mauvaise foi. Il force tout son petit monde à chanter. Jusqu’au jour où une professeure de philosophie, toute en modestie, et son marionnettiste unissent leurs forces et s’en vont lui tenir tête.

Par un ensemble de courtes scènes vives et incisives, Philippe Dorin évoque à la fois les rois de Shakespeare, l’Ubu d’Alfred Jarry, l’opérette. Avec la tendresse et la cruauté qui caractérisent son écriture, il livre une réflexion poétique et drôle sur l’envie, le pouvoir et le mensonge, qui semblent faire tourner le monde.

Sur scène, 3 musiciens, 4 chanteurs et 12 marionnettes nous plongent dans un univers inédit, au-delà du réel, dans un monde où tout est permis.

Les marionnettes de Neville Tranter, maître incontesté du genre, à l’esthétique presque expressionniste, s’en donnent à cœur joie pour exprimer les émotions et les différentes facettes de l’être humain, fussent-elles peu recommandables…

Elles campent des personnages archétypaux, hauts en couleurs, qui, par la voix et le mouvement, semblent prendre vie jusqu’à ce que marionnettiste et marionnette ne fassent plus qu’un.

Alexandros Markeas signe une partition inventive et colorée dont la fantaisie se fait entendre dans tous les paramètres du son… Mêlant avec ingéniosité instruments classiques et objets détournés, technique traditionnelle et modes de jeux para-instrumentaux, il parvient à créer un monde sonore foisonnant, magique et contrasté. Jonglages sonores, cymbale sous-marine, klaxon, pinces à linge sur cordes et autres curiosités sont au menu de cette fantaisie sonore qui n’exclut pas pour autant les mélodies envoûtantes et les rythmes effrénés. Alexandros Markeas parvient à faire se rencontrer musique savante et populaire avec finesse et créativité, intégrant avec délectation citations et références détournées, stylisées ou réinventées...


INTERVIEW DE XAVIER LEGASA

/// Après « La Maison qui chante », vous aviez envie de renouveler l’expérience d’un spectacle avec des chanteurs marionnettistes?

Xavier Legasa : C’est, en effet, avec La Maison qui chante, un opéra composé par Betsy Jolas mis en scène par Véronique Samakh, que nous avons abordé pour la première fois ce travail. Nous avions choisi la marionnette pour représenter les différents animaux, ce qui nous semblait beaucoup plus intéressant que de nous déguiser nous-mêmes en chien ou en souris… et beaucoup moins ridicule…
Nous sommes tombés amoureux de ces objets ; ils donnent une grande liberté vocale et expressive au chanteur, et permettent des effets remarquables. Enthousiasmés par cette expérience artistique spécifique, nous avons decidé de poursuivre ce travail avec Courte Longue Vie au Grand Petit Roi, spectacle musical où la marionnette est au centre de la scénographie et qui s’adresse à un public familial. C’est le deuxième spectacle en coproduction avec Ars Nova.

/// Vous avez à nouveau collaboré avec Neville Tranter du Stuffed Puppet Theater d’Amsterdam, qui vous a formé à la manipulation et a construit les marionnettes?

X. L. : Pour Courte Longue Vie au Grand Petit Roi, il nous a fallu répéter avec Neville pendant six semaines pour assimiler efficacement le travail de manipulation et d’interprétation musicale. Les marionnettes utilisées sont des marionnettes «?portées?», le manipulateur est présent sur le plateau, à (la) vue du spectateur. Neville Tranter a travaillé cinq mois pour construire les douze marionnettes du spectacle. Elles s’inscrivent dans une esthétique inspirée par l’expressionnisme allemand.


/// C’est aussi l’histoire d’une rencontre avec l’auteur Philippe Dorin.

X. L. : J’avais vu sa pièce écrite pour la talentueuse compagnie Flash Marionnettes qui était une adaptation de 1984 d’Orwell. J’aime beaucoup son écriture?; Philippe Dorin traite de sujets graves avec une grande sensibilité et beaucoup d’humour?; je lui ai proposé de nous écrire un texte sur le pouvoir, il s’est inspiré d’Ubu Roi de Jarry (une pièce créée pour la marionnette). Comme nous voulions parler du totalitarisme et de la tyrannie avec humour et insolence, nous nous sommes dirigés vers une forme burlesque, une farce chantée, assumant le jeu face public, les effets comiques appuyés par la musique et les percussions, les détournements musicaux, à la manière des pièces comiques jouées à la foire Saint-Germain au XIIIe siècle. /// La musique a aussi un rôle important dans cette pièce??

X. L. : Tout est chanté?: la musique écrite pour un violoncelle, des percussions et une clarinette accompagne le texte. Il y a aussi un travail spécifique sur le bruitage qui rappelle le dessin animé ou le cirque. Le compositeur Alexandros Markeas, qui aime à travailler sur les associations de musiques populaires et de musiques savantes, s’est inspiré de thèmes célèbres de Verdi, car Philippe Dorin cite La Traviata dans son texte, mais aussi du blues. Il a également pensé au personnage du fou chantant de Charles Trénet pour la chanson de présentation du Grand Petit Roi.

Les enfants aussi ont des questions…
Les élèves de la classe de CM1-CM2 d’Élisabeth Rous-Saule, école Charles Perrault de Poitiers, spectateurs lors de la création en nombre 2014, ont souhaité poser quelques questions à Xavier Legasa :


/// Pourquoi les personnages chantent-ils presque tout le temps??

X. L. : La musique et le chant peuvent permettre d’exagérer tous les effets comiques, bien plus qu’avec un texte seul ou accompagné par quelques effets musicaux. À partir du moment où un spectacle est chanté du début à la fin, on peut dire que c’est un opéra, même si ce terme est habituellement plutôt employé pour des tragédies. Ici, on est dans le registre comique donc on peut aussi parler de farce chantée.

/// Pourquoi avez-vous monté ce spectacle avec des marionnettes et pas uniquement des chanteurs??

X. L. : Traiter de la thématique du pouvoir et de la tyrannie est intéressant à illustrer avec des marionnettes et leur manipulateur ; la marionnette est un objet inanimé que le marionnettiste a le pouvoir de faire exister, il la commande comme il veut. On a donc sous les yeux une illustration de celui qui commande et celui qui est commandé. Les marionnettes ont une force comique beaucoup plus forte que des êtres humains seuls en scène.

/// Pourquoi le Roi est-il un rat?

X. L. : On doit reconnaître le caractère d’une marionnette (est-elle sympa? bête? méchante?), dès qu’elle apparaît sur scène. Le roi est plutôt antipathique, donc il fallait qu’il ait une mauvaise tête, une tête de méchant, en tout cas d’un animal qui nous apparaît désagréable… Il ressemble à un rat, à un rapace et aussi à un crocodile. Le roi se comporte comme un enfant capricieux à qui on ne doit rien refuser. Il aime à changer d’avis sans cesse, car cela lui permet de faire peur à ses sujets qui ne sont jamais sûrs de rien avec lui et sont donc terrorisés.

/// Pourquoi avoir voulu que le Roi parle mal?

X. L. : Le roi considère qu’il peut faire « tout comme il veut » (on en revient à cette idée d’enfant gâté et capricieux), puisque c’est lui qui commande tout et tout le monde. Il se donne donc le droit de parler comme bon lui semble, d’être malpoli et même d’inventer des mots. Il n’a aucun respect pour les autres.

/// Ceux qui ont écrit la musique et le texte, d’où sortent-ils leurs idées?

X.L. : Les idées des artistes viennent de leur imagination qui est leur réservoir à idées… Mais, au départ, nous avons commandé le texte à Philippe Dorin, en lui demandant d’écrire sur la thématique du « pouvoir », pour des chanteurs qui manipuleraient des marionnettes. Ensuite, nous avons proposé à Alexandros Markeas d’écrire une musique au service de la farce comique, s’inspirant des cartoons (dessins animés américains Tom et Jerry, Titi et Grosminet etc…). Alexandros Markeas a eu la très bonne idée de « détourner » des airs d’opéra, des musiques qui existent déjà, ce qui permet également d’accentuer le côté comique de la musique.

/// Pourquoi faut-il deux personnes pour bouger la marionnette?

X.L. : On a besoin de deux manipulateurs uniquement lorsque la marionnette possède deux bras. Il faut un manipulateur qui tient la marionnette, fait bouger la bouche et un bras, et un autre manipulateur qui s’occupe uniquement de faire bouger l’autre bras. Les marionnettes avec deux bras sont plus impressionnantes. Dans le spectacle, seuls le roi, la dame et le chef de chœur possèdent deux bras.


Diffusion 2015/2016

CENTRE CULTUREL La Courée - Collégien (77)
Dimanche 13 décembre 16h
dans le cadre du Festival Tout’Oue de La Ferme du Buisson – Scène Nationale de Marne-la-Vallée Noisiel et des JM France


CENTRE CULTUREL Le Figuier Blanc - Argenteuil (95)
Dimanche 10 janvier 16h30
Lundi 11 janvier 10h et 14h30
Mardi 12 janvier 10h et 14h30


LE THÉÂTRE, Scène Nationale de Mâcon Val de Saone (71)
Jeudi 28 avril4 9h30 (scolaire) et 12h30 (concert sandwich bande-annonce)
Vendredi 29 avril 9h30 (scolaires) et 20h30 (tout public)


Diffusion 2014/2015

TAP Poitiers
Du 12 au 14 novembre

Partenariat Athénor et Théâtre de Saint-Nazaire
Le 18 novembre

Théâtre Paul Eluard de Stains
Le 26 et 27 novembre

Théâtre Jean Vilar de Vitry
Du 7 au 9 décembre

Scène Nationale de Saint-Quentin en Yvelines
Du 19 au 21 mars

Opéra de Reims dans le cadre du Festival Mélimôme
Du 24 mars au 26 mars

TGP Frouard
Du 30 au 31 mars